Poursuite Contre JetBlue Met en Garde Contre l'Utilisation Dangereuse de Glace Carbonique pour les Premiers Soins des Passagers

Poursuite Contre JetBlue Met en Garde Contre l'Utilisation Dangereuse de Glace Carbonique pour les Premiers Soins des Passagers

BY KALUM SHASHI ISHARA Published on March 23, 2026 0 COMMENTS

Des experts en sécurité aérienne et des analystes juridiques suivent de près un procès médiatisé intenté contre JetBlue Airways.

 

{{AD}}

 

La physique d'une erreur subzéro

 

Alors que la glace d'eau fond à 0°C (32°F), la glace sèche est la forme solide du dioxyde de carbone (CO2) et se trouve à une température saisissante de -78.5°C (-109.3°F).

 

Dans l'aéronautique, cette substance est utilisée presque exclusivement dans les chariots de service pour maintenir la "chaîne du froid" des provisions pendant le transit long-courrier.

 

Parce qu'elle subit une sublimation, c'est‑à‑dire qu'elle passe directement de l'état solide à l'état gazeux, elle ne laisse pas de résidu liquide, ce qui la rend idéale pour le stockage des aliments mais catastrophique pour la peau humaine.

 

La plainte allègue que, lors du vol JetBlue B6 1908 de New York JFK à Paris CDG, la passagère a demandé une compresse froide pour une inflammation à la jambe.

 

Selon la plainte, les agents de bord ont remis à la plaignante un sac en plastique contenant de la glace sèche à appliquer sur sa jambe.

 

Pensant que ce paquet anonyme était un pack de froid chimique standard ou de la glace ordinaire, la passagère l'a appliqué directement sur sa peau.

 

Le résultat a été une gelure quasi instantanée et une destruction des tissus profonds.

 

Photo : AeroXplorer/ Brandon McLeish

 

{{REC}}

 

Turbulences juridiques et la Convention de Montréal

 

Cette affaire est plaidée en vertu de l'article 17 de la Convention de Montréal, un traité qui régit la responsabilité des compagnies aériennes sur les liaisons internationales.

 

En règle générale, la responsabilité des compagnies pour les blessures "accidentelles" est plafonnée à environ 151,880 Special Drawing Rights (SDRs), ce qui équivaut actuellement à environ $215,800 USD.

 

Toutefois, la plaignante poursuit une demande sans plafond, affirmant que les actes et omissions négligents de l'équipage ont contourné les limites de responsabilité habituelles.

 

La FAA et l'IATA classent la glace sèche comme une Marchandise Dangereuse de classe 9 (UN1845).

 

Les normes d'ingénierie aéronautique exigent des évents spécifiques dans les contenants pour empêcher l'accumulation de CO2 gazeux, qui peut provoquer une pression structurelle ou un déplacement de l'oxygène.

 

Il est crucial de noter que les manuels de formation des compagnies interdisent strictement l'utilisation des agents de refroidissement provenant des chariots de service à des fins médicales.

 

La plupart des avions modernes sont équipés de trousses de secours dédiées contenant des poches de froid instantané chimiques qui utilisent des réactions endothermiques, atteignant des températures sûres d'environ 0.5°C, plutôt que les niveaux cryogéniques du CO2 solide.

 

Photo : AeroXplorer/ Luis Emilio Kieffer

 

{{AD}}

 

Conseil de sécurité principal - Ne jamais appliquer d'agents de refroidissement du chariot de service sur la peau

 

Le conseil essentiel pour les voyageurs comme pour l'équipage est catégorique.

 

Ne jamais utiliser les matériaux trouvés dans un chariot de service pour les premiers secours personnels sans vérifier leur contenu.

 

La glace sèche est un réfrigérant puissant, mais elle est fondamentalement incompatible avec les tissus biologiques.

 

Une brûlure par glace sèche est essentiellement une "brûlure thermique froide" qui détruit les cellules au contact.

 

Si vous soupçonnez qu'une poche de glace fournie en vol est en réalité de la glace sèche, souvent reconnaissable à son aspect "fumant" ou brumeux et à sa dureté extrême, ne la touchez pas à mains nues.

 

JetBlue n'a pas publié de déclaration officielle concernant le litige en cours, mais devrait enquêter pour déterminer si l'incident résulte d'une défaillance de la formation de l'équipage ou d'une erreur d'étiquetage de l'équipement de restauration.

 

Alors que l'affaire suit son cours devant l'Eastern District of New York, elle rappelle de manière saisissante les dangers cachés dans les outils courants de l'hospitalité aérienne.

 

 AeroXplorer is on Telegram! Subscribe to the AeroXplorer Telegram Channel to receive aviation news updates as soon as they are released. View Channel 
Kalum Shashi Ishara
I am an Aircraft Engineering graduate and an alumnus of Kingston University. It was a passion that I have had since childhood driven me to realise this goal of working in the Aviation and Aerospace industry. I have been working in the industry for more than 13 years now, and I can easily identify most commercial aircraft by spotting them from a distance. My work experience involved both technical and managerial elements of Aircraft component manufacturing, Quality assurance and continuous improvement management.

Comments (0)

Add Your Comment

SHARE

TAGS

ACTUALITéS Sécurité aérienne Poursuite contre JetBlue Danger de la glace carbonique Montreal Convention Droits des passagers Soins médicaux en vol

RECENTLY PUBLISHED

Alaska Airlines a effectué son premier vol vers l'Europe en 93 ans d'histoire À 5:30 PM Pacific time le mardi 28 avril 2026, le vol AS180 d'Alaska Airlines a décollé de Seattle-Tacoma International Airport à destination de Leonardo da Vinci Rome Fiumicino Airport, et 93 ans d'histoire aérienne limitée au Pacifique ont pris fin. Routes READ MORE »
Actualités READ MORE »
Une agente de bord de Southwest a combattu sa compagnie et son syndicat pendant neuf ans pour ses convictions religieuses Un litige juridique de neuf ans entre une agente de bord de Southwest Airlines, sa compagnie aérienne et son propre syndicat est arrivé à son dénouement financier. Actualités READ MORE »


SHOP

$2999
NEW!AeroXplorer Aviation Sweater Use code AVGEEK for 10% off! BUY NOW